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Do you want some Goth’N Glam clothes ? …Welcome in Skeezo Hellmade Clothing !

La boutique en ligne : skeezohellmade.com

Le Myspace : myspace.com/skeezoshop

Mail : contact@skeezohellmade.com

2007, c’est l’année de la rencontre entre So, psychologiquement instable, et une machine à coudre. C’est la révélation: elle a une hypertrophie de la glande couturière.

Autodidacte, elle apprend seule et rapidement, ses vêtements sont distribués dans des boutiques parisiennes (Darkland, Black Norns) et internet fait le reste: Ses fringues se vendent aux USA, en Europe et aussi en Scandinavie. En France, une parution dans le magazine Rock One lui permet de toucher les musiciens de la scène rock et metal (Ashka, Aesthesia, Adam Bomb, Traumatisme,…) et surtout leur public !

Amoureuse des styles alternatifs, elle refuse de choisir et mélange les genres, ignore les codes, ce qui devient la référence de Skeezo Hellmade : Glam Goth N’Roll.
Sur mesure, toutes tailles, modèles uniques, petites séries, vinyle, boucles, denim, léopard, chaînes, croix, metal, homme, femme, créatures, monstres… Elle fait ce que les petites voix lui disent de faire…

Quelques petites questions pour compléter …

Quelles sont un peu tes sources d’inspiration et goûts musicaux ?

C’est la musique que j’écoute qui m’inspire, et les gens qu’on retrouve dans le public. Ca tourne beaucoup autour de ça.

Ca a commencé petite avec Alice Cooper. Là j’ai découvert la vie ! Personne n’écoutait de rock chez moi, alors ensuite, Metallica, Slayer, Megadeth, tout ça, je n’en croyais juste pas mes oreilles de savoir que quelque chose d’aussi proche de moi existait… J’écoute du rock au sens large: du bon vieux rock N Roll au Black Metal, tout y passe. Motorhead, Rob Zombie, Pantera, Guns N Roses, Skew Siskin, Zakk Wylde, Wasp, Satyricon… La liste est longue, j’arrête là.
Et je suis incapable de bosser si je n’ai pas mis le bon cd qui va bien.

Des collaborations faites ou à venir avec des groupes, labels ou autre ?

J’ai travaillé avec plusieurs groupes, notamment:

Ashka, Metal poilu. Leur chanteuse (voix claire/growl) est aussi la modèle qu’on retrouve le plus dans mes photos, c’est ma préférée. Je suis fan et ils m’ont permis d’explorer des horizons disons… obscurs.

Aesthesia, que je suis depuis leur première démo, qui m’ont demandé des choses intéressantes. J’ai aussi créé des robes et tops à partir de leur merch. Ca m’a fait plaisir de bosser avec eux, c’était cool.

Traumatisme, qui est un ami de longue date et qui vient de sortir son premier album. Je peux expérimenter des trucs sur lui.

Adam Bomb, dont un show m’a laissé le cul par terre, et qui m’a affirmé avoir porté son pantalon noir et blanc sur plus de 100 dates !
J’aime vraiment ces groupes et leur musique, ça a fonctionné sur un coup de coeur.

Et bien sur Undercover Slut, qui est le premier groupe avec lequel j’ai bossé. J’ai créé la tenue du batteur avec lui, et j’ai refait les robes du bassiste. J’ai eu pas mal de retour grâce à eux

J’ai des demandes diverses pour la scène en général, très variées, ce qui prouve que Skeezo porte bien son nom ! De l’électro, du métal, du rock, du burlesque, et apparemment une surprise m’attend avec une de mes récentes clientes, chanteuse. Par le biais d’un membre d’Ashka, j’ai aussi travaillé pour le théâtre du Chatelet.
Ensuite, j’ai quelques projets avec des tourneurs, encore rien de définitif, mais c’est vrai que je bosse beaucoup avec la musique.


Comment assures-tu la promo de ta boutique ? Myspace, flyers, sponsors par des groupes, photos avec des modèles… ?

Je fais la promo principalement par myspace, qui permet de toucher beaucoup de gens. Du flyer aussi, sur les stands merch des groupes cités plus haut, ou dans la rue, partout où je peux…

J’ai quelques bonne volontés qui en distribuent aussi pour moi, tout aide est la bienvenue !
Je prête aussi des fringues à des photographes et modèles, ce qui permet de faire tourner l’info, surtout à l’international.

Travailles-tu seule ? Envisages-tu d’ouvrir ton propre magasin ?

En ce moment j’ai un coup de main d’une amie, Cassandre, qui s’occupe de gérer les ajouts sur myspace, ce qui prend énormément de temps. J’aimerais bien trouver quelqu’un qui s’occupe de tout le coté promo et comm‘, pour que je puisse me concentrer que le reste.

Sinon je travaille seule, avec mes trois machines. Je cours après les tissus pour trouver des trucs toujours plus dingues, je conçois, je fabrique, je m’occupe moi-même du site…

Pour le moment je cherche surtout un endroit où travailler plus à l’aise, atelier ou autre… Dans mes rêves les plus fous j’ai un local chez un tatoueur ou en plein milieu d’un studio de répèt ! La boutique n’est pas ma priorité pour le moment.

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Histoire d’innover, nouvelle mise en page ! Suggérée et réalisée par M. Honey, présidente des BlackRain Girlz avec qui cette interview a été réalisée !

Lisez, visitez les liens, commentez … and let’s party !

(Pour lire, cliquez sur les images, qui vous re-dirigeront vers un lien où elles seront agrandies !)

PART I :

PART II :

Lien:

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Le 20 mars 2009 à Toulouse, une date dont certains se rappelleront encore pendant quelques années !!
Nunslaughter de retour sur Toulouse, accompagné sur leur tournée par Sathanas.
A leur passage une bonne interview a été réalisée, j’ai pensé qu’elle pourrait en intéresser beaucoup !! Bonne lecture à ceux qui ne l’ont pas encore découverte !
HAIL to NUNSLAUGHTER ! FUCK to all newz « death metal treu-treu technique bandz »

Même s’ils sont faciles d’accès via Internet, rien ne vaut une bonne interview à l’ancienne avec un groupe et un magnétophone. Quand j’ai su que Nunslaughter passait à Toulouse, je me suis dit que ça valait le coup de tenter d’obtenir une interview. Grâce à la diligence et l’aide de Berserk, organisateur du concert pour Battleskrs Productions, j’ai pu avoir une bonne demi-heure de discussion peinard avec Jim Sadist, batteur du groupe. Cette interview, en exclusivité pour Cryptic Madness, lui est respectueusement dédiée. Compte rendu d’une discussion avec magnéto autour d’une bonne bière, avec les gars de Sathanas qui répétaient juste derrière nous. (Interview réalisée le 20 Mars 2009) par Frenchie.

Salut Jim, comment va ?

Pas mal, on est finalement là. Et toi ?

Bien aussi, content de te revoir, ça fait un moment que vous n’étiez pas venus.

Ah oui, ça fait bien 9 ans, si je ne dis pas de conneries. En Septembre 2000, non ?

C’est exactement ça, tu as une bonne mémoire.

On m’a dit que le club où nous avions joué à l’époque n’existait plus ?

Oui, il a fermé il y a quelques années, 4/5 ans par là.

Ah merde, c’est con.

Eh, c’est moi qui pose les questions quand même !!

(rires) Oui, c’est vrai, désolé !!!

Comment se passe la tournée jusqu’à présent ?

Fantastique. Le public est présent, vraiment réceptif, on prend vraiment du bon temps. On revoit de vieilles têtes, on voit des gens qui nous découvrent pour la première fois. Nous-mêmes découvrons des gens que nous ne connaissions que par des échanges de mails, de lettres…ça fait plaisir de pouvoir mettre un visage sur des noms, quand même, et puis de revoir des gens qu’on avait pas vu depuis un bail, comme toi.

Bon, Nunslaughter est l’un des plus vieux, si ce n’est pas le plus vieux, groupe de Death Metal encore en activité aujourd’hui. En fait vous ne vous êtes jamais vraiment arrêtés depuis 22 ans : ça vous fait quel effet, d’être maintenant pour ainsi dire, les parrains de la scène ? Avec tous les changements que le genre a subi…

Nunslaughter. Nous, nous sommes juste là pour le Metal.

Vous êtes là depuis la fin des années 80, donc comment percevez-vous tous les changements que la scène a subis ces 20 dernières années ?

On en revient un peu sur ta question précédente. Personnellement, je n’aime pas beaucoup de groupes actuels, ils n’ont pas vraiment le feeling que j’aime, c’est autre chose. Je veux dire, bon, moi-même je joue dans d’autres groupes, et là je joue de la musique plus commerciale, tu vois…Des trucs plus dans un style Punk ou Hardcore, mais ce n’est pas Nunslaughter, c’est limite…

Alimentaire ?

Voilà, alimentaire. Dans Nunslaughter, on fait notre propre truc, le truc qui nous plait, le truc qui nous parle. Dans Nunslaughter, on est nous-mêmes. Il y a pas longtemps, j’écoutais un groupe, j’avais lu qu’ils étaient bon, bien sombre, bien lourd, avec beaucoup de violence et tout. Donc j’écoute le groupe, et là je me dis ‘Mais putain, c’est quoi ces mecs ?’ C’était propre, super produit, aucun feeling : genre du Metal joué par des ordinateurs, et encore…Plus de la musique brutale que du Metal.

C’était qui ?

Je sais pas, je n’ai pas retenu le nom. De toute façon, ça n’en valait pas la peine, j’ai dû me forcer pour arriver à la moitié de l’album, puis j’ai arrêté, c’était vraiment trop merdique.


Nunslaughter est un groupe qui au niveau des textes, de l’artwork, du nom même, est très blasphématoire. Vous n’avez jamais eu de problèmes dans des coins très religieux ? Je veux dire, là vous arrivez d’Italie, avec la Pape en ce moment…Ou même chez vous, dans la Bible Belt (NdT : les 15 Etats du Sud des USA à l’origine de la Guerre de Sécession, et dans lesquels le Christianisme, et en particulier le Protestantisme Evangélique Conservateur, est une part intégrante de la culture locale et domine une grande partie de la vie sociale) par exemple ?

Si vraiment c’est quelque chose qui te parles et que tu ressens au fond de toi, alors cela n’a aucune importance d’où tu viens ou ce que tu fais. C’est ce qui nous rassemble, notre amour du Metal.

Un état d’esprit commun.

Exactement, bonne définition. Tu vois, si on joue quelque part et qu’il y a une forme d’opposition, genre les autorités qui veulent nous empêcher de jouer ou que l’Eglise locale vient manifester pour nous faire interdire…Et bien, on est tellement Underground qu’en fait tout le monde s’en fout !! (rires)

Ah ben c’est une bonne chose.

Tu m’étonnes !! On est même carrément peinards à ce niveau. (rires)

Nunslaughter a une discographie assez énorme. Est-ce qu’il y a une de vos réalisations que tu conseillerais, le truc qui te ferais dire ‘Mec, si tu dois avoir un seul truc de Nunslaughter, ce sera çà et rien d’autre !!’ ?

Nunslaughter et 150 pour Agathocles. Les 3 groupes sont toutefois battus par Deep Purple [205] et Motörhead [153]).Hell On France avait été enregistré lors de votre date à Muret.Padova 18 Marzo 2009, tout juste pressé), et il nous en reste un peu, donc il y a des fans collectionneurs que ça va intéresser. Puis on a aussi le 7 » EP commémoratif de cette tournée en général…

Celui avec la reprise d’Acheron ?

Oui, celui là même. Mais celui pour l’Italie, c’est du complètement neuf. Nous avons une nouvelle chanson dessus, quelques vieilles chansons dont nous avons changés quelques passages. C’est presque comme un nouvel album, enfin un peu (rires)

Sur cette tournée, vous avez à chaque date un groupe local qui ouvre pour vous, comme Zoldier Noiz sur la date de Montpellier ou Old Skull ce soir. Y en a-t-il un ou plusieurs qui t’ai marqué, à ce niveau ?

Oh, ils ont tous été bons à leur niveau. Pour nous ce qui compte le plus, c’est de voir que le groupe a le bon feeling, qu’il ait cet espèce de feu intérieur, cette envie d’en bouffer. On est passés par des pays vraiment pourris, où les gens vivent quotidiennement avec un niveau assez hallucinant de pauvreté, et tu n’as rien d’autre à foutre quand tu habites là-bas que de jouer de la musique, et du coup tu joues vraiment avec tes tripes. On a eu comme première partie un groupe génial en Slovaquie, dans un style vieux Hardcore, tu vois. Ils n’ont fait que des reprises, du genre Sodom et d’autres groupes du genre. Vraiment bons. Mais à chaque date, nous découvrons de nouveaux bons groupes. Nous sommes honorés de jouer avec eux, ils sont honorés d’ouvrir pour nous, ils nous aident à monter le matos, ils nous en prêtent. Ils viendraient jouer chez moi, je ferais la même chose pour eux, c’est vraiment sympa, c’est un type d’état d’esprit que tu ne trouves que dans le Metal, et en particulier au plus profond de l’Underground. C’est le genre de trucs qui te motivent à toujours continuer, à ne jamais t’arrêter. On leur en est vraiment reconnaissant, ça montre que le Metal est plus que juste un style de musique, c’est d’abord une fraternité.

OK, on va finir là-dessus. Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Mec, c’est moi qui te remercie : ça fait toujours plaisir de pouvoir rencontrer des gens comme toi, de pouvoir discuter avec eux, de savoir que l’on compte pour des fans. Quand l’interview sera en ligne, fais moi passer le lien, soit par notre Myspace ou par le site, ou alors tu l’envoies via notre contact à Hell’s Headbangers. J’espère sincèrement que tu prendras ton pied ce soir, que tout le monde prendra son pied. C’est pour vous que nous jouons, c’est pour vous que nous existons. Merci beaucoup.

Liens :
Nunslaughter.com
myspace.com/nun666slaughter

Merci à Frenchie et Cryptic Madness pour l’autorisation de diffusion de cette interview sur notre blog !
Visitez leurs sites:
crypticmadness.com
myspace.com/crypticmadness

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« We are Blackrain, we play it loud..and now, WE are gonna kick your fuckin’ass ! »

Retour en 2002… Swan et Max 2 commencent à jouer des reprises de leurs idoles :
Mötley Crüe, Wasp ect…
Ils jouent dans des bars de bikers de temps en temps, avec différents bassistes et batteurs pour les shows… rien de très stable jusqu’à ce qu’un batteur décide de rester avec le groupe: Kenny Snake. Le groupe rencontre Heinrich pendant un show et apprécie son look provocateur … Il joue un peu de la guitare mais deviendra le bassiste de BlackRain.

En 2004, après avoir trouvé un line-up stable, le groupe commence à écrire ses propres chansons et sort une démo cinq titres: « Twilight, rain and darkness », limitée à 500 exemplaires rapidement écoulés !

En 2006, sortie d’un album intitulé « Black Rain » : 9 titres enregistrés par
Mr Johnny Rockett au Rockett Queen complex ; suivi d’une tournée en août pour 20 dates au Japon !! Entre temps un deal fut signé chez Thundering records.

En 2007 : Nouvel album « License to thrill » enregistré en aout. 2007 sera également l’année de départ du batteur Kenny, remplacé par Iann Lewis. S’ensuit plusieurs tournées en Suède et Italie, ainsi que la sortie de l’EP « Innocent Rosie », extrait de l’album « License to thrill ».
L’album sera un peu plus tard mixé et masterisé par Chris Laney au Polar studios (Led Zepelin, The Ramones, ABBA etc…) en Suède.

En avril 2008 débute la tournée européenne (Allemagne, Hollande, Espagne, France, Suisse) avec le groupe Sister (suède). Année également où le clip de « Rock your city » verra le jour !
En août, quelques dates en Suède et Norvège avec Crashdiet. Le mois d’octobre sera celui de la sortie de l’album ‘License to thrill’, suivi de quelques dates en Allemagne et Suisse en compagnie de Gemini Five.

Liens >

Myspace:
myspace.com/blackfuckinrain

BlackRain Fanspace France:
myspace.com/blackrainfrenchspace

BlackRain Girls:
myspace.com/blackraingirlzz

Encore Merci à Heinrich pour nous avoir envoyé toute la documentation (bio + interviews).

Extraits d’interview de Rock One et de Pavillon 666 à propos du groupe, la musique en général, la production du nouvel album, l’origine du nom « license to thrill », le clip « rock your city », leurs projets futurs, petite réflexion sur le mouvement glam et autres :

Rock One :

> LE GROUPE

Qu’avez-vous trouvé dans le rock qui vous a particulièrement plu?

Swan : Le fait que cela nous rende dingues, ça nous donne des montées d’adrénaline, probablement mieux que n’importe quelle drogue.
Heinrich : Le fait que ça ne peut pas mourir.

Vous paraissez tous très jeunes… quel âge avez vous et que faisiez vous avant de jouer dans BlackRain ?

Swan : On a en moyenne 23 ans. Avant de jouer dans le groupe, je me branlais dans ma chambre et perçais mes boutons d acné.
Heinrich : J’ai jamais eu de boutons, mais je me branle encore haha. Tu trouves qu’on est jeune ? Moi je pense qu’on est pas loin de la mort. Sid Vicious est mort à 21 ans.


Quelle était votre ambition au moment de former le groupe ? A-t-elle évolué depuis ?

Swan : L’ambition première était de réussir à sortir au moins une démo, je suppose. Maintenant nous voulons devenir un très gros groupe.
Heinrich : Ce n’est qu’il y a deux ans, quand nous avons tourné au Japon pendant un mois et qu’on a sorti notre premier album que les choses sont devenues vraiment sérieuses. On a alors compris qu’on était fait pour la route. Et on s’est dit aussi qu’il fallait désormais composer des hits qui nous rendent aussi fous que la musique qu’on écoutait dans nos fêtes.

> LA MUSIQUE

Votre musique est fortement inspirée du rock des années 80.
Les nouveaux courants musicaux qui arrivent aujourd’hui dans le rock ne vous correspondent pas ?

Swan : La vague sleaze scandinave est la seule chose à laquelle nous pouvons nous identifier aujourd’hui.
Heinrich : Oui ces groupes sont nombreux et plutôt récents (Crashdiet, Hardcore Superstar, Vains of Jenna, Backyard Babies ou Sister). C’est quoi les nouveaux courants dans le rock ? Le rock ce n’est jamais que rejouer le même riff avec ton propre son et ta propre énergie. On adore tout ce qui rock avec une préférence pour les années 80 mais nous ne vivons pas dans la même époque. Lis les textes et tu verras que certaines choses n’auraient pas été dites dans les années 80. Et puis on n’aura jamais autant de tunes qu’eux.

Quelles genres de réactions espérez vous de la part de l’auditeur à l’écoute de votre musique ?

Swan : quelque chose qui te donne envie de conduire bourré par exemple.

Comment définiriez vous l’univers visuel de Black Rain ?

Swan : SLEAZY.

Ce qui a inspiré chacun pour créer son look ?

Swan : Mötley crue, et les groupes de ce genre bien sûr.
Heinrich : Ce qui peut attirer l’œil des cons dans la rue.

L’élément indispensable pour une fête réussie ?

Swan : Désolé, mais ça demande plus qu’un seul élément. Du W.A.S.P., du Guns, du Mötley, de la vodka, du Jack, de la bonne compagnie, de la drogue et Blackrain bien sûr.
Heinrich : et se finir sur Elvis.

Pouvez m’expliquer d’où est parti le jeu de mot “licence to thrill” ?

Swan : J’ai eu cette idée parce qu’on est toujours en train de faire des trucs plus ou moins illégaux, mais comme on doit être un peu chanceux, on n’a jamais de problèmes… alors j’aime bien dire qu’on a un permis pour faire toutes ces conneries.

Vous avez enregistré ce disque dans les Polar Studios, en Suéde. Quelle est la particularité selon vous du “son suédois” ?

Swan : Nous avons choisi cet endroit pour le producteur qui y travaille, pas pour sonner ‘suédois’. Chris Laney était celui qu’on voulait car on adorait son travail sur le premier Crashdiet. C’est pourquoi nous avons décidé de produire le CD dans ces studios.
Heinrich : Mais attention, on n’est pas des millionnaires. On est seulement allé mixer l’album là-bas avec Chris, ce qui nous a déjà mis sur la paille. On l’a enregistré par nous-même avec un matos bien pourri, tu n’imagines pas. On a appelé le lieu où on l’a fait, le « Gypsy Palace », le palais des gitans.


Une anecdote, un moment fun ou particulier en studio ?

Swan : Hmmm, oui quand, par exemple quelqu’un appuie sur le mauvais bouton et que tu perds une chanson entière. C’est toujours marrant ce genre de choses.

Des tournées de prévues dans les mois à venir ?

Heinrich : Notre manager ne nous permet pas encore d’annoncer ce qui va suivre car c’est en cours d’organisation. Mais oui, nous devrions tourner dans les prochains mois avec des groupes plutôt sympas. Fin Octobre on est en Allemagne… Nous avons maintenant beaucoup de contacts pour aller un peu partout, ce n’est que des questions d’argent entre le manager et les salles pour au moins nous payer le déplacement. Pour se tenir au courant, toute date confirmée est affichée sur notre myspace.

D’autres projets ?

Heinrich : On doit tourner un nouveau clip. Mais la priorité numéro un est de jouer partout pour promouvoir cet album.
Swan : Refaire ma couleur et réparer mes boots aussi.

Pavillon 666 :

Après un 1er album pas toujours bien accueilli, vous revenez avec une véritable bombe. Quel recul avez-vous maintenant vis-à-vis du 1er opus et « License to thrill » va-t-il selon vous remettre les pendules à l’heure ?

Salut! C’est principalement la presse française qui n’a pas bien accueilli notre premier album. Et d’une certaine façon, beaucoup de critiques étaient justifiées. Nous n’avions qu’une certitude à l’époque, nous voulions être un groupe et partir sur les routes. Mais nous nous sommes vite rendu compte que la musique que nous jouions n’était pas en accord avec ce que nous étions. Beaucoup de chansons sonnaient très speed allemand alors que cette musique ne correspondait pas à ce que nous écoutions dans les soirées. C’est juste que c’était ce que tout le monde faisait autour de nous. Nous, on dansait sur Mötley, les Guns ou W.A.S.P. On écoutait beaucoup de vieux rock de Elvis aux Beach Boys. Par conséquent cet album était un peu skizo même s’il n’a pas si mal marché au final. C’est après un mois passé à jouer tous les jours au Japon qu’on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose de plus efficace, de mieux construit et surtout de plus proche de ce qu’on est. On a donc essayé de faire des chansons qui nous rendent aussi fous en soirée que celles qu’on adorait passer. Dire que ce nouvel album va marcher, personne ne peut le savoir. Certainement mieux que le précédent car nous tournons beaucoup maintenant. Ça va aussi beaucoup dépendre de la promotion. Mais aujourd’hui notre musique est en accord avec notre attitude sur scène et avec notre vie. Pour nous, c’est notre premier album en fait.

Vous semblez être très bien accueillis à l’étranger, et notamment au Japon. Quel effet ça vous fait quand à côté de ça votre pays d’origine vous «boude» ?

En fait, çà ne nous fait rien du tout à part de se dire que décidemment une grosse masse de français est conne et s’ingénue à creuser sa tombe. Dans beaucoup de pays, la musique c’est une vraie mafia. En Suède par exemple, les petits groupes passent très vite à la radio et même à la télé. Tout le monde fait bloc. Chez nous on se tire dans les pattes. Il faut attendre d’avoir une réputation incroyable pour faire la couverture d’un mag. Si tu essaies de faire quelque chose, on te descend immédiatement avant même de pouvoir exister. On te soupçonne de copier, de te la jouer. Finalement le rap en France a lui bien compris comment s’y prendre. Mais, malgré cette merde, il y a des gens bien aussi. Quand j’avais 12 ans, je lisais Metallian. Ce mag a eu les couilles de proposer des couvertures de groupes très peu connus au risque de ne rien vendre quand Hard n’ Heavy se moquaient bêtement des groupes de black metal. En fait, ces magasines ont été obligé de suivre la vague largement initiée en France par Metallian et çà me faisait marrer de voir des hors-séries de Hard Rock sur Emperor alors qu’un an avant ils crachaient dessus. Metallian, ça n’a rien à voir avec la musique qu’on fait mais c’est un exemple de gens qui ont eu la flamme comme on l’a nous.

Dans le clip de « Rock your city » on vous voit à un moment débouler dans une salle de répète et piquer les instruments des musiciens avant de les exploser. Des amis à vous ?

Tu me demandes de casser le mystère. Est-ce que ce qu’on voit dans ce clip est vrai ou pas ? Une partie l’est, une partie est mise en scène pour faire apparaître des potes. Mais en effet, le passage dans la salle de répète, ce sont des amis avec qui on a l’habitude de tout casser en ville. Il s’agit des Black Flowers. Ils vont sortir leur premier album bientôt. Leur musique est totalement différente de la nôtre. C’est du rock très électrique. Mais nous partageons le même esprit de gitans : soirées au top, tournées jusqu’à la mort, rock’n’roll du matin au soir et même au-delà.

La production sur « License to thrill » est énorme, peut on en savoir davantage sur l’enregistrement… Où cela s’est-il déroulé et avec qui ?

L’enregistrement à proprement parler, nous l’avons fait nous-même dans notre garage. Tout ça avec un vieux PC qui a 5 ans et quelques micros assez basiques. On a juste pris le temps de bien le faire et donc ça a été long. On adorait le travail que Chris Laney avait fait sur l’album de Crashdiet. Il a aussi travaillé avec des groupes comme Europe ou Candlemass. Mais c’est vraiment la production de l’album « Rest In Sleaze » de Crashdiet qu’on adorait avec cette batterie très lourde, ces chœurs particuliers, etc. On lui a demandé s’il voulait bien mixer notre album. Il a écouté 2 titres, il a adoré et il l’a fait. Ça nous a coûté très cher. Surtout qu’on lui demandait de refaire des trucs comme à notre habitude. Mais personne d’autre que lui n’aurait pu faire sonner comme çà des prises faites avec un matos aussi pourri.

Que pensez vous du mouvement Glam à l’heure actuelle? A-t-on selon vous une chance de voir ce mouvement ressurgir un jour ?

Le côté étrange de notre époque est que tout ressurgit mais tout se mélange aussi. Qu’est-ce qu’on dira des années 2000 si on en dit quelque chose ? Les années 2000 c’est Internet, l’accès à tout, donc le mélange de tout. Tu peux par exemple voir des tonnes de kids qui écoutent du rockabily qu’ils découvrent sur Youtube en même temps que des groupes plus actuels qui font un rockabily plus étrange en y incorporant des éléments punk ou psychédéliques. Et ils mettent tout sur le même pied d’égalité. D’ailleurs on est comme çà nous aussi même si on a entre 20 et 25 ans dans le groupe. Dans la scène glam (on a plutôt tendance à dire sleaze aujourd’hui), c’est la même chose. On sent que ça ressemble aux vieux groupes des années 80 mais y’a moins de paillettes car moins de tunes aussi et y’a un côté moins innocent. Kurt Cobain est passé par là. Et puis musicalement parfois, çà tire vers le punk, parfois ça vire à la pop. Ce qu’on peut dire c’est qu’il y a une communauté de gens qui se reconnaissent dans un ensemble de vieux groupes comme Mötley, les Guns, Kiss, groupes qui reviennent à la scène, mais ces gens adorent aussi de nouveaux groupes comme Hardcore Superstar, Crashdiet, Vains of Jenna, Backyards Babies qui eux font des cartons internationaux même si en France ils restent souvent mal connus. On peut dire que ce qui lie un peu ces gens qui se disent sleaze c’est la manière de s’habiller. Mais même là c’est ambigu. Chacun s’habille un peu comme il veut. Les éléments de base c’est le maquillage et la laque, mais bon çà s’arrête là. Et puis, à nos concerts, il n’y a quand même pas que des gens comme çà. On trouve de tout. Du vieux fan de Kiss de 40 ans à la fille de 16 ans emo en passant par le metalleux classique. Je ne sais pas si c’est une résurgence en fait ou si c’est pas tout simplement la seule manière de vivre que de continuer à jouer du rock qui a été inventé il y a 20, 30 ou 40 ans et de le faire à sa manière. Le rock c’est quand même de rejouer toujours le même riff mais d’y mettre ta propre énergie, ta propre électricité. En même temps, je ne suis même pas sûr que notre époque soit encore capable de créer quelque chose. Les punks disaient « No Future » mais maintenant le futur, il est là.

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Voici un bout de l’entretien avec Eugénie, une jeune photographe amatrice de 17 ans, vivant et étudiant sur Toulouse…

Qu’est-ce qui t’as attiré dans la photographie ?

J’ai toujours aimé regarder des photos sur divers sites et ça m’a donné envie de m’y atteler. C’est devenu une passion et j’aime passer du temps sur les retouches aussi.

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie ?

Environ 3 ans que je m’y mets « sérieusement ». J’ai débuté avec des autoportraits, des photos de mes amis et de mes proches, avec retouches. Ca me faisait plaisir quand certains me disaient qu’ils se trouvaient plus photogéniques sur mes photos.

Quel appareil utilises-tu ?

Un Nikon D40X et bientôt je devrais avoir un objectif 18 sur 250 mm.

As-tu des sujets de prédilection ?

En ce moment j’approfondis dans les clichés de manifestations, évènements, festivals et concerts, où j’essaie d’apprendre à bien gérer la lumière. J’ai vraiment une préférence de travail sur la foule. J’aime aussi les mises en scène et j’essaie d’apporter des accessoires, créer des fonds pour les portraits. Ce que je fait le plus, c’est observer les gens et leur comportement. Lors d’une discussion ou d’un rassemblement entre amis, j’ai toujours mon appareil en main pour garder des instants précis, un fou rire, un trip, ou bien même tout simplement une salle gueule que tire quelqu’un sans s’en rendre compte. C’est plutôt marrant quand on les regarde ensemble !

Peux-tu citer des artistes qui t’inspirent ?

Dans la photographie il y a Richard Avedon et Tim Walker. Pour les groupes musicaux j’aime bien Punish Yourself, les Fatals Picards, les Betteraves… J’ai mes périodes ! En ce moment je suis très basée sur Lenny Kravitz et Kate Bush, des styles totalement différents…


Quel avenir vois-tu pour toi dans la photographie ?

Ça reste une passion, car professionnellement j’aimerais me lancer plutôt dans l’infographie ! Je souhaite rentrer à l’ETPA, une école d’infographie et de photographie, sur Toulouse. Pour la photo j’aimerais rencontrer des gens, participer à un maximum d’évènements et évoluer.

Aimerais-tu « bosser » avec des personnes en particulier ?

J’aimerais faire des photos pour divers groupes musicaux, que ce soit pour de la promo ou sur des live ! Et je suis toujours ouverte aux rencontres. Quand je vois quelqu’un pour la première fois, je remarque tout de suite s’il passe bien à l’image. Ce n’est pas qu’une question de beauté, mais de charisme et d’originalité. C’est vrai que j’aime beaucoup quand mes modèles sortent de l’ordinaire, ça donne quelque chose d’unique à la photo, plutôt que pleins de sosies tous maquillés pareil avec des traits de visages parfaits…C’est trop facile et agaçant !

As-tu des projets pour la suite ?

Pas spécialement non, mais j’ai le plus souvent possible mon appareil sur moi, et cela me permet d’immortaliser divers moments. Quand des idées me viennent ou que je veux établir un projet, j’ai pris l’habitude de faire des dessins. Ensuite, ça me donne directement une idée pour la réalisation, et je cherche des moyens techniques, décor etc..

Un grand merci à elle pour cet entretien !
Voici le lien de son myspace, si des groupes ou des modèles veulent prendre contact, ou si des personnes veulent simplement voir plus de photos:
myspace.com/salg0ss

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